

Un couple d'Equatoriens et leur fille passent des vacances en France au centre de rétention de St-Jacques
jeudi 31 juillet 2008 - 17:25
Aujourd'hui, l'AFP révèle l'histoire d'une famille, résidente régulière en Belgique et munie de papiers en règle, qui a été arrêtée le 25 juillet à Cherbourg pour un contrôle d'identité. Au final, ils ont passé près d'une semaine au centre de rétention de St-Jacques. Demain, ils devraient quitter le le Cra.
Voici l'article publié par l'AFP :
"Nous avons été traités comme des criminels", s'est indignée à l'AFP Suntaxi Diaz dont la fille est de nationalité belge.
Les policiers ont constaté que "nous n'avions pas les papiers de notre fille et que nous ne pouvions pas prouver que nous étions sur le territoire français depuis moins de trois mois (Ndlr: du fait de l'absence de contrôle aux frontières dans le cadre de l'espace Schengen). Ils nous ont donc conduits au commissariat pour des vérifications", raconte Mme Diaz.
"Je ne comprenais pas pourquoi on nous gardait" alors que les policiers avaient eu les informations qui les intéressaient, s'étonne encore Mme Diaz. "On a été traités comme des assassins, pris en photo et fouillés", explique-t-elle. "Mon mari a dû se dévêtir et ils m'ont également demandé de le faire". Heureusement "le cauchemar se termine demain", soupire-t-elle. La famille va en effet être reconduite à la frontière belge par la police. "C'est ce que nous demandons depuis le début", insiste Mme Diaz.
"Dès vendredi soir, les autorités belges avaient confirmé que la fillette était de nationalité belge et que les documents du couple étaient en règle. On aurait pu leur dire de rentrer chez eux", a expliqué à l'AFP Damien Nantes, représentant de la Cimade, seule ONG autorisée dans les centres de rétention administrative.
Mais le préfet de la Manche tout de même a pris un arrêté de reconduite à la frontière et la famille a été placée en rétention administrative à Cherbourg, puis transférée au CRA de Rennes, selon la même source. Pour Damien Nantes, c'est "une situation dramatique et absurde", dans un "contexte de fixation d'objectifs d'expulsions dans chaque préfecture".
Le couple devra encore laisser son véhicule en France. "On nous a dit que nous devrons demander un visa pour revenir le chercher", a déclaré Mme Diaz.
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