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Stéphane Grégoire, Rennais à jamais
stéphane grégoire stade rennais rouge et noir grégoire
(1/3) C'est avant un entraînement à Dijon, en toute fin de saison, que j'ai vu débarquer un Stéphane Grégoire souriant et à vélo, au milieu des grosses cylindrées de ses coéquipiers du DFCO. L'ancien capitaine rouge et noir, qui n'a pas oublié de rester simple, est revenu bien volontiers sur ses cinq années passées au club.

Quelle place a eu dans ta carrière ton passage au Stade Rennais ?
Une place très importante parce que c'est le premier club professionnel où j'ai évolué et c'est aussi un des premiers clubs qui, à partir de 18 ou 19 ans, m'a fait une proposition. J'ai refusé à l'époque pour différentes raisons (un bon job, un bon niveau amateur...) Finalement j'ai signé chez eux sept ou huit ans plus tard.
Tu as sans doute plusieurs bons souvenirs de cette époque ?
J'ai deux bons souvenirs. Le premier c'est l'un de mes premiers matchs avec Rennes, contre Metz qui était leader à l'époque. On fait 2-2 et c'est moi qui fais le doublé. Le deuxième, toujours cette même année, c'est à Marseille, au stade Vélodrome, où on gagne 1-0 et je mets le but. Et puis je ne peux pas oublier non plus le tout dernier match. Je ne jouais pas, je ne me sentais pas physiquement et psychologiquement prêt. En arrivant une demie heure avant le match j'ai eu la surprise de voir une grande banderole déployée par le RCK, « Grégoire, Rennais à jamais! » Pendant le match il y a eu des chansons où ils scandaient mon nom. J'ai été très ému. C'est vraiment le truc qu'on n'oublie pas dans une carrière.
Et j'imagine qu'il y a aussi de mauvais souvenirs ?
Je dirais peut-être les derniers mois qui ne se sont pas forcement bien passés avec les dirigeants. C'était l'année où Paul Le Guen a été licencié. J'ai toujours pris position en sa faveur. Ça leur a déplu, mais je suis toujours resté sur ce que je pensais. Quand j'ai décidé de partir, ils m'ont refait une proposition, mais comme j'avais déjà fait une promesse à Ajaccio, j'ai refusé. C'est vraiment le seul mauvais souvenir rennais. Sur les années que j'y ai passé, je n'ai jamais eu de problèmes particuliers avec les gens du clubs ou avec les supporters.
Justement, parle-nous un peu de tes rapports avec les supporters rennais.
Je pense qu'ils ont été plutôt bons. Je reçois encore des appels ou des courriers d'anciens supporters. J'ai aussi un blog qui est réalisé par des jeunes Rennaises, à l'époque supportrices du club et qui m'ont suivi depuis. Je pense que les gens m'appréciaient parce que sur le terrain j'étais quelqu'un qui ne lâchait rien, qui était assez déterminé et qui avait envie de défendre ses couleurs. On peut toujours rater un match, mais je pense qu'en Bretagne et plus particulièrement au Stade Rennais, les gens n'en tiennent pas rigueur si le joueur mouille son maillot.
Y a-t-il pour toi un joueur icône de cette époque au Stade Rennais ?
Celui qui m'a marqué, ainsi que les supporters je pense, c'est Shabani Nonda. Il a fait la transition entre le Stade Rennais avant l'ère François Pinault et le Stade Rennais avec les moyens supérieurs. Et puis j'ai surtout souvenir d'avoir joué avec un très très bon joueur. Il y a aussi Christophe Le Roux, qui a particulièrement marqué la Bretagne parce qu'il a fait plusieurs club là-bas et qu'il reste aussi pour moi un excellent joueur.
Retrouvez demain la deuxième partie de cette interview, avec un Stéphane Grégoire attentif à l'évolution du Stade Rennais et de ses anciens coéquipiers.
Bonjour,Je vous mets le lien vers le blog dont parle Stéphane dans l'article :
http://e-monsite.fr/stephanegregoire
Bonne visite et bonne continuation !

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