

Jeudi 31 | |
| 00:04 | Les mercredis du Thabor : Et si on vous parlait de culture bretonne ? |
Vendredi 18 | |
| 00:05 | Quartiers d'été, portraits d'été |
Mercredi 16 | |
| 03:39 | Quartiers d'été : Vous reprendrez bien un petit bout de Zebda pour vos 15 ans ? |

Une fin de carrière à 41 ans
angloma rennes stade rennais angloma
(2/2) Jocelyn Angloma, après avoir démarré au Stade Rennais connaît une formidable ascension, notamment grâce à l'OM et l'équipe de France. En 1994, il se retrouve pourtant en Italie, au Torino.

Reprenons avec le parcours de Jocelyn Angloma, là où nous l'avions laissé hier. L'OM vient de remporter la prestigieuse ligue des Champions. L'année suivante, hélas, des déboires judiciaires plongent le club en deuxième division. C'est l'exode pour un tas de joueurs qui s'en vont chercher fortune ailleurs.
Jocelyn, lui, débarque à Turin. Pas à la Juve, non, mais au Torino, club de seconde zone du championnat italien. « C'était surtout une manière de rentrer dans le Calcio. De toute façon, c'était ça ou revenir au PSG », avoue-t-il aujourd'hui. Sa deuxième saison en Italie est marquée par une descente en Série B. « Ca reste une expérience. Je faisais mon petit trou malgré les déboires ».
L'inter : "le top"
Nous sommes alors en 1996 et Jocelyn décide d'arrêter l'équipe de France après l'Euro et une défaite en demi-finale face à la République Tchèque.
Dans le même temps, il signe à l'Inter de Milan. « Jouer dans un grand club européen, italien, c'était le top », admet-il. « Ca fait partie du summum de ma carrière ». Il dispute une saison pleine (31 matchs) et est finaliste malheureux de la Coupe UEFA, face à Schalke 0-4.
Après une seule petite saison chez les Milanais, il s'envole pour le prometteur club de Valence, en Espagne. Il y reste cinq saisons et dispute deux finales de Ligue des Champions en 2000 et 2001.
Valence : "un club familial"
Pourtant, « à Valence, il n'y avait pas de forme de pression comme à l'Inter ou à Marseille. Il y avait un esprit familial, c'était pas Madrid ou Barcelone ».
L'époque espagnole est aussi l'occasion pour Angloma de prouver qu'il n'est pas « cramé ». Et si un certain Lilian Thuram n'occupait pas le poste d'arrière droit chez les Bleus, il n'aurait pas été étonnant de le voir rappelé. « Chaque saison, tout le monde me disait Jocelyn, prépare toi à l'équipe de France ».
Hélas, la dernière année, il se blesse et se fait opérer du genou. « Je boitais énormément et l'entraîneur ne voulait pas me prolonger ». C'est la fin de la glorieuse carrière de Jocelyn, en 2002.
Enfin, pas tout à fait. Cinq ans plus tard, il renoue avec ses origines en signant amateur pour Morne-à-L'eau, le club de ses débuts.
Le but : aider la Guadeloupe à se qualifier pour la Gold Cup, une compétition qui regroupe les sélections américaines. C'est une véritable réussite, puisque la sélection guadeloupéenne atteint les demi-finales et ne s'incline que 1-0, face au Mexique. « C'est exceptionnel, on ne s'attendait même pas à se qualifier, alors quand on voit que, par la suite, le Mexique bat le Brésil. ».
Il prouvait ainsi que, même à 41 ans, il avait encore du talent à revendre. Comme quoi le Stade Rennais ne s'était vraiment pas trompé ce jour de 1985 en allant chercher ce joueur, quelque part en Guadeloupe.
Découvrir le Mensuel de Rennes.











Jeudi 31


