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Jocelyn Angloma, le Guadeloupéen rennais
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(1/2) Jocelyn Angloma fait partie des plus belles réussites du Stade Rennais. Fort de 37 sélections en Bleu, il a également cotoyé le très haut niveau avec l'OM, l'Inter et Valence. Retour sur la carrière d'un joueur qui a démarré du côté de la Route de Lorient.

Il faut souvent du flair pour dénicher la star de demain. Ce flair, les dirigeants du Stade Rennais l'ont eu, il y a maintenant 22 ans. Le Stade décide, en effet d'aller voir du côté de Morne-à-l'eau, en Guadeloupe, pour s'attacher les services d'un jeune milieu axial. Son nom : Jocelyn Angloma. « J'avais 20 ans et je n'avais pas suivi le cursus classique », se souvient-il.
Pourtant, il ne tarde pas à s'adapter au style de vie et de jeu en métropole et frappe vite à la porte de l'équipe première. Un seul petit problème se pose. « J'avais signé un contrat amateur. Mon statut ne me permettait pas de jouer en pro, alors j'ai une besoin d'une dérogation pour jouer en D1 ».
L'année suivante, Rennes a la bonne idée de lui faire signer un contrat et s'en suit alors 31 matchs et son premier but en professionnel.
De cette époque là, Jocelyn avoue avoir gardé de « bons souvenirs », notamment des supporters. « A ce niveau là, c'était plus que bien par rapport au comportement violent de certains aujourd'hui. Les supporters étaient toujours avec nous, ce qui nous permettait de bien travailler ».
La descente en D2 vient, malgré tout, ponctuer cette saison. Ce qui n'empêche pas Jocelyn d'être resté en très bons termes avec Patrick Rampillon, toujours membre du club, en tant que directeur du centre de formation.
Après l'épisode breton, Angloma s'envole vers le Nord. Direction Lille. « Ca me permettait de continuer mon apprentissage. Je jouais tous les dimanche ». Là-bas, il effectue, en effet, trois saisons pleines, ponctuées par treize buts, avant de partir au PSG. « Je franchissais ainsi toutes les étapes ».
Paris pour la famille...
« Même à Rennes, j'avais déjà des demandes de Paris », se souvient Jocelyn. « Et puis ça me permettait de me rapprocher de certains membres de ma famille ». A Paris, il ne reste qu'une seule saison, mais c'est celle-ci qui lui permet d'être appelé en équipe de France pour la première fois. « Ca s'est fait par hasard », rigole aujourd'hui Jocelyn. « Le sélectionneur, Michel Platini, ne me connaissait pas du tout. C'est son assistant, Gérard Houllier, qui lui a conseillé de me prendre ». Les Bleus, il ne les quittera plus avant un petit moment et c'est là qu'il commence à jouer sur le côté droit de la défense.
... l'OM pour la compétition
Ses performances lui permettent de partir, en 1991, pour le grand OM, celui qui vient d'échouer en finale de la Coupe des Champions, face à Belgrade. « L'OM, c'était l'équipe où il fallait être et ils me voulaient à tout prix ». De Marseille, il ne conserve que des souvenirs formidables. « Avec les supporters, c'était très fort. et puis on arrive à gagner la Coupe d'Europe ! C'était génial, surtout qu'en France, personne ne l'avait jamais gagné. et personne ne l'a gagné depuis ! » Un petit regret quand même ? « Je me suis fracturé la jambe sur ce match là ».
Le bonheur est néanmoins à son comble pour l'ancien Rennais. C'est juste avant les déboires judiciaires de l'OM, qui l'entraînent vers. le Torino, club de seconde zone du championnat italien.
Retrouvez la suite demain : le Torino, l'Inter, Valence et. la sélection guadeloupéenne.
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