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vendredi 22 août 2008 - 17:44
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Centre de dépistage du VIH: mode d'emploi avant ouverture

Centre Dépistage SIDA Pontchaillou Rennes

Le 1er septembre, c'est la reprise pour le Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit de Pontchaillou. C'est ici que l'on peut détecter une maladie sexuellement transmissible. Mais aussi informer. Vous avez pris des risques cet été? Nous vous emmenons dans les couloirs du Centre, histoire de mieux comprendre comment se passe un rendez-vous. Le Docteur Faouzi Souala, responsable du Centre, est notre guide.

Pas un chat dans la salle d'attente du Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit de l'hôpital de Pontchaillou. Normal : congés d'été oblige, il a fermé quelques semaines. La reprise est prévue le 1er septembre. Et pour la réouverture, le Docteur Faouzi Souala, responsable du Centre, nous promet une salle d'attente bondée. Pas forcément rassurant.

 

La porte de son bureau ouverte, le médecin voit en partie la salle d'attente. Une pièce verte sans fenêtre mais assez vaste, qui peut accueillir une bonne vingtaine de personnes chaque jour. "Quand les gens arrivent au Centre, ils sont canalisés vers cette salle et on leur donne un questionnaire. Ils sont posés là", explique le Docteur Souala en désignant une petite table à l'entrée."ça se remplit en 5 minutes : on met l'année de naissance, le niveau d'études, l'origine (migrant ou non), si l'on est affilié à la Sécurité sociale, comment on a connu le Centre de dépistage, si on est venu avec quelqu'un..." Le nom n'est mentionné nulle part: un numéro est attribué à chacun afin de garantir l'anonymat.

 

 

"On voit surtout des jeunes, pas forcément à risque"

 

Avec la gratuité, c'est l'un des deux principes du Centre de dépistage. Malgré tout, les populations les plus touchées par le Sida, comme les toxicomanes, les prostituées et les SDF, hésitent à venir ici. "On voit surtout des jeunes, pas forcément à risque. Les vraies personnes à risque, elles, ne veulent pas venir et attendre parmi les jeunes. Notamment par peur d'être montrées du doigt", regrette le Docteur Faouzi Souala.

 

Retour dans le bureau du médecin. Un endroit toujours tapissé en vert, mais plus sobre. Rien ne dépasse sur le bureau. C'est ici qu'une fois le questionnaire rempli, les patients rencontrent le Docteur Faouzi Souala. Avec eux, il regarde leurs réponses. Et en fonction de ces réponses et de la raison de leur présence ici, il décidera de prélever ou non un peu du liquide rouge qui coule dans leurs veines.

 

Contrairement aux idées reçues, la peur d'avoir contracté le Sida n'est pas la seule raison de se rendre au Centre de Dépistage. "ça peut être pour une hépatite. Beaucoup de gens viennent aussi pour rechercher des maladies sexuellement transmissibles (MST). Mais on ne va pas dépister systématiquement. Il faut qu'il y ait des signes. Par exemple, pour une fille, des pertes anormales... D'autres, encore, viennent parce qu'ils veulent aborder la sexualité d'une autre façon." Autrement dit, ils veulent faire un test pour pouvoir arrêter les préservatifs.

 

"Chaque année, on effectue 4 000 tests, mais on voit 100 à 150 personnes pour lesquelles on ne fera pas de test. On n'est pas uniquement un centre de dépistage." Le Docteur Faouzi Souala ne fait pas que donner des bons pour des tests. Il est aussi là pour informer.

 

 

 

Faire prendre conscience avant le test

 

Parfois, les mots du médecin sont même nécessaires pour appréhender les résultats de la prise de sang. "Une personne qui dit: "J'utilise les préservatifs sans aucune faille", on ne va rien lui apprendre", note le Docteur Faouzi Souala. Mais il y a une catégorie de personnes qui dit: "Moi, les préservatifs, je ne connais pas. Soit parce que je n'aime pas, soit parce que je suis allergique." Ces personnes-là, avant de faire le test, il va falloir qu'on leur parle de la maladie et de ses effets, pour qu'ils intègrent ce que c'est. Sinon, quand on leur annoncera leur séropositivité, les gens n'écouteront pas, car c'est comme si le ciel leur tombait sur la tête."

 

Avant d'en arriver là, rendez-vous dans la petite pièce juxtaposant la salle d'attente. Une sorte de cabine pleine de matériel et de produits médicaux. C'est ici qu'une infirmière procède aux prises de sang. Assis dans un fauteuil adapté, le patient n'a qu'à poser son bras sur un accoudoir. Un garrot, une petite aiguille dans une veine et le tour est joué.

 

24h à 48h après, le médecin prend connaissance des résultats. Le Docteur Faouzi Souala aimerait que ça aille encore plus vite. "On attend avec impatience les tests de dépistage rapides, qui permettent d'avoir les résultats au bout de 3/4 d'heure. En France, c'est encore en discussion."

 

 

 

Une semaine pour avoir les résultats

 

Pour le moment, les patients du Centre de Dépistage de Pontchaillou doivent compter une semaine pour avoir leurs résultats, le temps d'avoir un rendez-vous avec le médecin. Car le planning du Centre de dépistage est plutôt chargé. "On peut donner les résultats bien plus tôt si la personne par en voyage ou si elle est très inquiète", rassure le Docteur Faouzi Souala.

 

Quand les tests sont négatifs, c'est l'infirmière qui annonce le résultat. L'occasion de refaire un peu de prévention. Si le test est positif, le Docteur Faouzi Souala accueille à nouveau la personne dans son bureau. Un lieu plus intimiste, permettant d'aborder dans le calme les conséquences de la maladie. "Je lui parle des effets qui en découlent. Dans le cas d'une simple MST, si la personne le veut, on lève l'anonymat pour la traiter. Si c'est une maladie qui nécessite une prise en charge plus longue, on réorientera la personne ici, au niveau de l'hôpital."

 

Et en attendant la réouverture du Centre dans une dizaine de jours, c'est aussi vers l'hôpital que vous pouvez vous tourner en cas d'urgence. Si vous avez eu un rapport sexuel avec une personne séropositive sans protection par exemple. Direction le service des maladies infectieuses la journée, et les urgences le soir et le week-end.

Jenny PIERRE



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25 ans. Diplômée de l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Il y en a, comme Sabrina, qui n’arrivent à se motiver qu’à grosses doses d’adrénaline. Une fois son diplôme de journalisme en poche, elle met la presse locale entre parenthèses (journal de la Haute Marne, France bleu bourgogne, le petit journal Barcelone…). Sabrina se lance dans un périple de plusieurs mois à travers l’Amérique du sud. Rien de tel pour glisser des dossiers dans différentes publications (les clés de l’actualité, Barcelona TV…). Et puis elle se rend compte qu’il n’y a pas forcément besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour vivre des aventures. La preuve, elle a tout lâché pour l’actu sociétale de Rennes Infhonet.
22 ans. Diplômé à l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Premiers pas dans le métier pour Mickaël au Télégramme de Brest. Au service sport, ça va sans dire! Footeux dans l'âme, il est le père d'une émission sportive qu'il a animé pendant deux ans dans une radio lannionaise, avant d'entamer un virage à 90° vers le Journal des entreprises à Brest. Alors qui de plus compétent que lui pour répondre à vos questions et suggestions sport?
22 ans. Diplômé en journalisme à l'IUT de Lannion en juin 2006. Sous ses airs de sage localier (Ouest-France, Le Journal de Vitré, Le Pays Malouin...) notre directeur de publication et responsable de la rubrique culture, ne s'est pas privé pour associer son nom à quelques magazines nationaux (parfois sulfureux!) que vous ne manquerez pas de connaître (FHM, Phosphore, Maxi, Endurance, Les Clés de l'actualité...) Une petite expérience de JRI à M6 Rennes et la présidence de la radio associative Talk To U à Lannion... Si avec tout ça il ne mène pas Rennes Infhonet à bon port!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

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