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Des propos injurieux dans les pages rennaises de l'annuaire...
pages blanches rennes usurpation
RETRO. Cet été, nous vous proposons de revivre les articles les plus marquants de cette année 2007-2008. En octobre dernier, nous vous relations cette incroyable histoire. Dans la dernière édition des Pages Blanches, une rennaise a été abusée. Au-dessus de son nom, bon nombre de propos diffamatoires y passent. Comment les Pages Blanches ont-elles pu laisser passer cette usurpation d'identité ? "La faute à l'opérateur", se justifie-t-on... A Bouygues Telecom, ils sont "très embêtés". Faites attention, ça peut arriver à n'importe qui...

L'annuaire, quel pavé. Besoin d'un numéro, il suffit de feuilleter les pages pour trouver. A Rennes, les coordonnées de dizaines de milliers de Rennais y sont référencées. Tout y passe. Martin, Dupont, Henri...
Mais parfois, des dérapages s'y glissent. Cette année, au détour d'une colonne, l'erreur est de taille. Des propos injurieux font office de nom (ndlr : En substance, bon nombre de termes se rapportant à la prostitution y figurent... et pas que les plus softs. Nous ne souhaitons pas révéler les termes exacts et l'emplacement des coordonnées).
Certes, à première lecture beaucoup souriront. Mais en dessous des propos inacceptables parus dans les Pages Blanches, le nom de la personne ainsi que l'adresse et le numéro de téléphone y figurent.
Les Pages Blanches mettent la faute sur l'opérateur
Aux Pages Blanches, on est au courant de l'affaire. S'ils espéraient que cette "erreur" passe inaperçue, c'est perdu. « C'est loin d'être drôle. Ce qui arrive est dramatique pour cette personne. Elle s'est fait usurper son identité. Dès que nous avons vu cela, nous nous sommes empressés de la retirer de notre base de données », assure-t-on du côté des Pages Blanches. Certes mais le mal est fait. Cette personne a vu les propos diffamatoires accolés à son nom et coordonnées dans tous les annuaires du département.
Devant l'énormité, des questions se posent. N'y a-t-il pas des personnes chargées de vérifier les Bottins avant de partir en impression ? « Dans ce cas-ci, c'est un numéro de mobile, un 06, qui apparaît. C'est possible de figurer dans les Pages Blanches avec un numéro de portable mais il faut en faire la demande express. Or les portables, ce n'est pas de notre ressort. Ce sont les opérateurs qui sont responsables de leur base de données qu'ils nous fournissent », jure-t-on du côté des Pages Blanches.
"Sécurisez à tout prix votre mot de passe"
Nous contactons aussitôt l'opérateur en question pour le mettre devant ses responsabilités. C'est à lui de vérifier les données qu'il transmet aux Pages Blanches. Pas au courant dans un premier temps, Bouygues Télécom explique comment le mal a été possible. « Il y a eu une usurpation d'identité via le web. La victime n'avait pas dû changer son code pin initial de quatre zéros à moins que la personne qui voulait lui nuire connaissait son code secret ». Une fois sur le compte, une demande de publication dans l'annuaire avec les termes en question a été lancée. L'opérateur martèle : "pensez à tout prix à sécuriser votre mot de passe".
Mais quand bien même il y a eu une méthode frauduleuse, l'opérateur ne vérifie-t-il pas ses listings avant de les envoyer aux Pages Blanches ? « Seulement 20 000 abonnés font la demande d'être présents dans l'annuaire. On vérifie mais là, il y a eu un gros bug. C'est la première fois que ça nous arrive. On est très embêtés. On va renforcer les contrôles à l'avenir ». Pour l'heure, la malheureuse a dû changer de numéro. Mais du côté de Bouygues Télécom, on lui promet « un geste commercial si elle se fait connaître ». Quelle compensation...
Encore une bourde de Pages Jaunes (ex-France Telecom). Encore un exemple que la privatisation des entreprises publiques par l'Etat est un grossière erreur
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