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mercredi 6 août 2008 - 10:54
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Drogues par injections : un distributeur pour limiter la casse

distributeur de seringues rennes

RETRO. Cet été, nous vous proposons de revivre les articles les plus marquants de cette année 2007-2008. En janvier dernier, nous nous étions rendus à l'angle des boulevards Magenta et Liberté. Une jeune fille, la vingtaine, visiblement pas très en forme, se tient accroupie devant une grande boite grise sur le parking des impôts. Dans sa main, des aiguilles. Comme près de 250 personnes toxicomanes le feront cette semaine, elle est venue échanger, en tout anonymat, ses seringues usagées contre un kit d'injection neuf.

Albert Calipel est membre de l'association d'Addictologie, d'Aide, de Prévention et de Formation (AAPF). Depuis sept ans, c'est lui qui est en charge des récupérateurs et distributeurs de seringues à destination des toxicomanes. « Le premier a été installé en 2000 - 2001, suite à une épidémie de Sida et d'hépatite chez les personnes qui s'injectaient de la drogue. » Une seconde petite boîte est venue compléter celle-ci, boulevard de Chézy, en 2004.

 

 


 

Seringues neuves contre seringues souillées

 

 

Le principe est plutôt simple. La machine marche avec des jetons qu'il est possible de se procurer gratuitement dans quatre pharmacies de la ville (place Saint-Michel, place des Lices, au Colombier ou à l'angle de Janvier et Liberté ), auprès de centres d'accueil, mais également directement dans les distributeurs. « Il y a un tiroir prévu pour placer les seringues usagées. En échange, ils obtiennent un jeton. » Et contre ce jeton, une Steribox ; un kit propre d'injection. « Il contient deux seringues, une coupelle pour préparer le mélange, une fiole d'eau stérile, un tampon désinfectant, un préservatif... »

 

 


 

Chaque jour, le distributeur est rechargé et une fois par semaine, les déchets, considérés « à hauts risques », sont éliminés. « Les gens sont très sérieux. En sept ans, ça ne m'est arrivé qu'une ou deux fois de retrouver du matériel qui traînait à côté. Par contre il est très difficile de les maintenir en bon état de marche. Certains s'impatientent quand les machines sont vides et les vandalisent. »

 

 


 

Depuis que cette politique a été mise en place en France, en 1995, on a vu divisé par quatre le nombre de séropositifs chez les personnes s'injectant des drogues. Rien qu'à Rennes, malheureusement ou heureusement, le rendement des petites boites grises s'élève à plus de 11 000 distributions par an. « Elles permettent d'obtenir du matériel propre lorsque les pharmacies, les centres d'accueil sont fermés. La nuit, le dimanche et les jours fériés. » Mais leur côté anonyme évite aussi à ceux qui ne le souhaitent pas, d'avoir à se confronter à un regard extérieur.

 

 

 


 

Trouver l'équilibre entre liberté et accompagnement

 


Là est toute la question. Faut-il respecter la liberté de ces personnes en difficulté, en limitant au mieux la casse de cette descente aux enfers ou agir pour les en tirer contre leur volonté ? Pour tenter de trouver un juste compromis, l'AAPF travaille en relation étroite avec d'autres organismes.

 


C'est le cas par exemple de l'association AIDES et de son programme Interm'Aides, dont fait partie Cécile. « Nous accueillons ces personnes trois après-midis par semaine. Nous échangeons et récupérons les seringues, proposons une aide pour le logement, pour l'emploi... » Mais plus que cela, l'association se veut dans une démarche citoyenne « pour leur réapprendre qu'ils ont des devoirs, mais aussi des droits, des choses à dire. Ils finissent par ne même plus voir les discriminations dont ils sont victimes. »

 


Le public, chez AIDES, est jeune, entre 20 et 30 ans, et vit le plus souvent dans une grande précarité. « 80% d'entre eux vivent dans la rue ou en squat. En plus de la drogue, ils mangent mal, les conditions d'hygiène et affectives ne sont pas vraiment au top... Leur espérance de vie n'est pas très prolongée. »

 


La jeune fille, boulevard Magenta, s'éloigne, la tête rentrée dans les épaules. Dans ses poches, quatre nouvelles seringues propres. Une plongée un peu plus profonde, certes, dans l'enfer de la drogue, mais qui la préserveront, au moins un temps, d'autres fléaux tout aussi meurtriers.

 


 


Le coin pratique : les distributeurs et récupérateurs de seringues sont situés sur le Boulevard de Chézy et à l'angle des boulevards Magenta et Liberté. / AIDES : 36 rue de l'Alma, face à la prison pour femmes.

Sabrina KHENFER



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vendredi 08 août 10:25:38
JD a ecrit:
je revoie ma copie
Cela me fait plaisir de revoir cet article aujourd'hui car j'ai rencontré un homme hier travaillant ds le milieu des conduites adictives.
J'ai exposé ma vision des choses (un peu dure à certains égards).
J'ai trouvé un professionel, un technicien, un psy, un homme particulièrement averti d'un calme et d'une écoute sans précédents.
A ce titre j'aurais tendance à revoir ma copie rapport à mon commantaire concernant cet article d'il y a quelques mois; en émettant tout de même quelques réserves déontologiques; comme quoi; rennesinfhonet sucite le débat et qu'il se poursuit ds le voisinage, au fil des rencontres...
bonnes vacances pour ceux qui y st et bon courage pour les autres!!

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25 ans. Diplômée de l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Il y en a, comme Sabrina, qui n’arrivent à se motiver qu’à grosses doses d’adrénaline. Une fois son diplôme de journalisme en poche, elle met la presse locale entre parenthèses (journal de la Haute Marne, France bleu bourgogne, le petit journal Barcelone…). Sabrina se lance dans un périple de plusieurs mois à travers l’Amérique du sud. Rien de tel pour glisser des dossiers dans différentes publications (les clés de l’actualité, Barcelona TV…). Et puis elle se rend compte qu’il n’y a pas forcément besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour vivre des aventures. La preuve, elle a tout lâché pour l’actu sociétale de Rennes Infhonet.
22 ans. Diplômé à l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Premiers pas dans le métier pour Mickaël au Télégramme de Brest. Au service sport, ça va sans dire! Footeux dans l'âme, il est le père d'une émission sportive qu'il a animé pendant deux ans dans une radio lannionaise, avant d'entamer un virage à 90° vers le Journal des entreprises à Brest. Alors qui de plus compétent que lui pour répondre à vos questions et suggestions sport?
22 ans. Diplômé en journalisme à l'IUT de Lannion en juin 2006. Sous ses airs de sage localier (Ouest-France, Le Journal de Vitré, Le Pays Malouin...) notre directeur de publication et responsable de la rubrique culture, ne s'est pas privé pour associer son nom à quelques magazines nationaux (parfois sulfureux!) que vous ne manquerez pas de connaître (FHM, Phosphore, Maxi, Endurance, Les Clés de l'actualité...) Une petite expérience de JRI à M6 Rennes et la présidence de la radio associative Talk To U à Lannion... Si avec tout ça il ne mène pas Rennes Infhonet à bon port!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

22 ans. Diplômé en journalisme à l'IUT de Lannion en juin 2006. Le sport, ça il aime, en témoigne son passage à France Football et au service sport de Ouest France. Mais comme il est moins costaud que notre footeux de Mickaël, il a plutôt opté pour la rubrique société. Sage décision! D'autant qu'après un petit crochet du côté de l'AFP, du Pontivy journal et quelques locales de Ouest-France, l'actu sociétale n'a plus de secret pour lui.
22 ans. Avec J-M, on ne parle pas en centimètres mais en pixels. Actuellement en Master MIAGE, son truc à lui, c’est plutôt les codes, la création, les chiffres… Dit comme ça, cela ne paraît pas folichon. Mais des centaines d’idées en tête + x² heures de programmation = site, logiciel et base de données qui font tourner Rennes Infhonet…

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