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Défense : 532 postes à la trappe en 2011 dans le bassin rennais
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Ca grince des dents du côté du personnel de la Défense et des élus locaux. Ce midi, le gouvernement a donné son plan de restructuration de la carte militaire. Dans le bassin rennais, 532 postes vont être supprimés en 2011. L'Etat promet la création de 474 postes en 2014. C'est trop peu pour satisfaire des syndicats qui déplorent l'absence de plan social. Du côté des autorités, pas de réponse. Pour l'instant, tout est bien flou.

À Rennes, depuis mars dernier, les syndicats tirent la sonnette d'alarme quant à la restructuration de la carte militaire française et son impact dans le bassin rennais. Aujourd'hui, François Fillon, premier ministre, et Hervé Morin, ministre de la Défense, ont confirmé et même accentué les craintes des syndicats locaux en annoncant leur plan de restructuration.
532 postes en moins en 2011
En 2011, à Saint-Jacques, le détachement du premier Groupe logistique du commissariat de l'armée de terre et le Groupe de soutien logistique du commissariat de l'armée de terre vont être fermés. Le douzième BSMAT de Bruz disparaîtra aussi. Bref, en tout, ce sont 532 postes qui seront supprimés d'ici trois ans. Le Général Louis Dubourdieu chargé de la zone Ouest estime que « c'est une réforme complexe et douloureuse mais légitime. Si les gens sont volontaires pour être reclassés nous ferons le maximum pour ».
Le reclassement, voilà bien ce qui inquiète les syndicats. « Aujourd'hui, le plan tombe sans que l'on ait ni mesure ni plan social pour aller avec... Il n'y a aucun outil pour reclasser. J'ai connu plusieurs restructurations mais je n'ai jamais vu ça... Comment vont-ils faire pour reclasser les personnes qui réalisent par exemple des fiches de paie ? », peste Patrick Gallée, représentant syndical CFDT.
« Je comprends l'inquiétude des syndicats mais il n'y a pas de raison que le personnel civil ne retrouve pas de place dans la Défense », s'essaie le Général Dubourdieu. « On dispose d'une amorce aux réponses. Au fil des jours, les réponses se préciseront ». Du côté officiel, on promet des réponses précises pour le 15 novembre. Le Préfet admet : « C'est un peu abstrait pour le moment ».
« Nos supérieurs hiérarchiques n'ont pas le courage de venir affronter le personnel »
« On va répondre franchement », promet le Général. Les syndicats eux trouvent qu'en matière de franchise et de réactivité, tout reste à faire. « Les organisations syndicales n'ont jamais été conviées aux discussions. En fin d'après-midi, nous n'avions toujours pas été prévenus officiellement de la restructuration... La presse l'est avant nous... Nos supérieurs hiérarchiques n'ont pas le courage de venir affronter le personnel. Ici, tout le monde est écoeuré », lâche-t-on du côté des syndicats.
474 ouvertures de postes promises en 2014 dans le bassin rennais
Dans la balance, les autorités mettent en avant les 474 ouvertures de postes prévues pour 2014. Ainsi à Bruz, le Centre d'électronique de l'armement devrait accueillir 123 nouvelles têtes. Toujours à Bruz, les prévisions pour le Second Régiment du matériel sont estimées à 276 nouveaux postes. À Rennes même, la Direction régionale et établissement du service d'infrastructure de la Défense devrait compter sur 75 ouvertures.
Mais sur ces nouveaux postes, les syndicats n'arrivent pas à y croire. « D'ici 2014, il va s'en passer des choses. On aura le temps de changer de ministre. De toute manière, ils veulent renforcer l'opérationnel, c'est-à-dire les militaires. Ca ne nous concerne pas... », déplore Patrick Gallée.
Les élus des communes concernées s'inquiètent
En fin d'après-midi, les maires de Saint-Jacques, Bruz et Rennes se sont inquiétés à travers un communiqué de presse. « Même si des adaptations étaient nécessaires, il n'en demeure pas moins que les conséquences de la réforme pour Rennes et sa métropole sont lourdes». Les élus réclament : « à Monsieur le Préfet d'organiser dès la rentrée une rencontre avec toutes les parties concernées, notamment les partenaires sociaux et les collectivités territoriales, pour présenter le plan local de redynamisation annoncé et toutes les mesures envisagées pour assurer la sécurité professionnelle des agents. »
Sur ce point, les élus trouvent des réponses à leurs questions. « Avec Saint-Jacques, Bruz et Rennes, nous allons travailler ensemble pour faire un diagnostic de l'impact de la restructuration sur les communes. Nous allons voir précisément quels projets nous allons pouvoir soutenir afin de se préparer à ces fermetures de postes », souligne le Préfet, Jean Daubigny.
Bref, du côté du personnel et des élus, il ne reste plus qu'à digérer la nouvelle pendant l'été. Le temps pour les autorités de trouver des réponses au questions qui fleurissent d'un peu partout.
A tous les syndicalistes qui ont la mémoire courte. Messieurs, pendant des lustres vous avez protesté contre les budgets militaires (inutiles, trop couteux, mieux utlisés ailleurs etc) Maintenant qu'ils sont (enfin) en baisse vous manifestez car cette baisse induit des suppressions de postes. Il fallait réfléchir avant, messieurs, sauf si votre raison d'être est de brailler et de protester pour tout et n'importe quoi sans réfléchir aux conséquences.
Un militaire en retraite

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