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mercredi 9 avril 2008 - 09:57
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Prostitution : de Saint-Hélier aux bancs de l'université

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C'est le plus vieux métier du monde, paraît-il. Depuis des siècles, des hommes et des femmes se prostituent. Et bien que d'un coup de balai « sécuritaire », Nicolas Sarkozy a tenté de cacher le tout sous le tapis, avec sa loi Sécurité intérieure, la prostitution est toujours aussi présente en France. Elle s'est juste parée de nouveaux atours. Petit tour d'horizon des évolutions de ce phénomène, à l'échelle rennaise.

Quel Rennais n'a jamais entendu parler de la rue Saint-Hélier et de ses sulfureuses activités nocturnes ? C'était en 2001 et au bas des immeubles, non loin de la gare, une trentaine de prostituées venues d'Afrique noire offrait au vu et au su de tous, ses services. Sébastien Sémeril, actuel adjoint au sport, et nouvellement élu du quartier Saint-Hélier à l'époque, se souvient.

 


« Ça a été une surprise pour tout le monde. Cette prostitution visible et massive était une nouveauté, comme dans beaucoup d'autres villes. Il y a eu un certain agacement des riverains, car leur présence engendrait des effets néfastes : tapage nocturne, sentiment d'insécurité, de voyeurisme... » Le premier travail de l'élu a donc été celui d'informer la population avoisinante à travers des rencontres régulières avec l'association de quartier, la police, les assos d'aide aux prostituées...

 


Seconde étape : la répression. « Il y a eu deux formes d'action. Le démantèlement du réseau de prostitution, qui était international, avec l'enquête judiciaire, les planques... Et la présence policière sur le terrain, pour établir des contraventions, tant aux prostituées qu'aux clients, pour exhibition sexuelle. » Saupoudrez le tout d'une petite loi sécuritaire et comme par magie, les prostituées font place nette. « Ce que nous redoutions est arrivé, explique Sébastien Sémeril, le phénomène prostitutionnel est de nouveau devenu invisible. »

 

 


Prostitution et internet : des étudiants sur le réseau

 

 


Invisible, oui. Car si la rue Saint-Hélier a aujourd'hui retrouvé sa « bonne mine » d'antan, la prostitution, elle, est toujours bien présente sur Rennes. Balayée de sous nos yeux, elle a su s'adapter au travail de l'ombre. « Aujourd'hui la prostitution est cachée, explique Brigitte Rocher, du Planning familial. Dans des bars à hôtesses, des salons de massage, à travers des petites annonces dans les journaux, sur internet... On y retrouve aussi des femmes mariées, des étudiants...  »

 


La prostitution étudiante... Un phénomène dont on parle beaucoup ces derniers temps. Selon le syndicat Sud Etudiant, 40 000 jeunes en études seraient, en France, touchés par la prostitution. On ne parle plus alors de « prostitué(e) » mais « d'escort » et la toile internet a remplacé les trottoirs. « Belle étudiante pétillante propose massages raffinés sur Rennes », « Lucie, jeune étudiante sulfureuse de bonne famille propose ses services sur Rennes moyennant rémunération »...

 


Une façon rapide, la plupart du temps, bien que douloureuse, d'arrondir les fins de mois pour des étudiants de plus en plus précaires. « En plus de l'accès aisé à internet, grâce auquel la rencontre d'un jour sous forme tarifaire est facilitée, la situation de misère sociale est de plus en plus forte, explique Loïck Villerbu, de l'institut de criminologie de Rennes 2. Avant on retrouvait ces pratiques chez les fugueurs, qui avaient besoin d'argent pour manger. »

 


Selon notre professeur, cette forme de prostitution étudiante prendrait parfois des allures de troc. Analyse confirmée par Aurore Colinet, psychologue au Planning familial de Rennes : « On ne parle plus forcement d'échange d'argent. Il y a certains étudiants qui font cela contre un logement, pour de la nourriture... Et puis, il ne faut pas se le cacher, d'autres pour avoir le dernier sac, les dernières chaussures à la mode. »

 

 


« Comment faites-vous pour gérer votre budget ? »

 

 


Seulement voilà, l'anonymat du web rend de plus en plus difficiles les missions des travailleurs sociaux dans ce domaine. Anne-Marie Coupé, du service social du Crous de Rennes, explique toute la complexité de pouvoir poser le sujet sur le tapis : « Il y a bien des doutes parfois, quand on sait que l'étudiant n'a pas de bourses, pas de soutien financier familial, qu'on voit qu'il est vraiment très très bien habillé, mais ce n'est jamais dit clairement. C'est extrêmement délicat d'aborder ce sujet. On demande plutôt Comment faites vous pour gérer votre budget avec le coût de la vie actuellement ? » Réponses : Je travaille dans un bar ; Je fais des extras...

 


Le problème, contrairement à la prostitution visible, devient donc celui de la prévention et de la prise en charge de ces étudiants, le plus souvent en souffrance. « Lorsqu'ils viennent nous voir pour des consultations médicales et que nous avons un doute, on ne parle pas directement de prostitution, confirme Aurore Colinet, du Planning familial. On essaie de savoir s'il y a des rapports à risques, des partenaires différents... » « Et en cas de doute, poursuit Brigitte Rocher, on peut les orienter vers un psychologue, un conseiller... Mais c'est extrêmement compliqué. »

 

Aides, de son côté, constate aussi les difficultés liées à la prévention : « Nous avons arrété l'action de prévention et de soutien en septembre 2006 suite à l'absence d'une activité de réseau de prostitution, visible et accessible par nos militants. Nous restons cependant en veille au cas où une activité reprendrait. Nous restons en relation avec les quelques personnes prostituées qui maintiennent difficilement leur activité dans le contexte repressif de ces dernières années.
»

 

 

 

 

Pratique. Sur le sujet : Mes chères études, Laura D., Max Milo, 2008 et La protitution étudiante à l'heure des nouvelles technologies de communication : Essai, Eva Clouet, Max Milo, 2008.

Sabrina KHENFER



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vendredi 02 mai 13:17:03
Kortho a ecrit:
Doctissimo...
Bien sûr que la prostitution est un viol, un esclavage, une dégradation etc... et que tous les clients sont des ordures, que la Suède a bien raison de condamner.
Deux intervenants évoque ici le site doctissimo/prostitution pour légitimer la prostitution. Effectivement ce site fait l'apologie de la prostitution depuis plusieurs années. Des "nouvelles", des étudiantes, des filles paumées y viennent régulièrement poser des questions et en ressortent rassurées et confortées dans leur intention de se prostituer. Des rendez-vous par messages privés peuvent aussi s'y organiser. Je croyais que le racolage et l'incitation à la débauche était interdits dans notre pays.
Doctissimo est au-dessus des lois.
Écœurant...
samedi 26 avril 22:05:39
Aspasie a ecrit:
Une spécialiste
Que connaissaient vous de la prostitution pour pouvoir la jugez ainsi? Du viol?
Il faut savoir différencier la prostituée de rue forcée par un mac et droguée de la prostituée "de luxe" qui choisit ses clients et est indépendante, ce qui est le cas de la grande majorité des étudiantes. Moi je suis une étudiante et je me prostitue par choix, pour améliorer mon mode de vie et oui, je préfère faire ça plutôt que bosser à Mcdo, même si ça choque. Et oui, je peux éprouver du plaisir avec mon client qui n'est pas pour moi un inconnu. Au lieu de faire des généralisations et de parler à tort et à travers, renseignez vous! Allez sur doctissimo, vous verrez que l'escorting ce n'est pas "un viol". Et pour répondre à "une étudiante", les escort boy existent aussi, même si ils sont plus rares!
vendredi 11 avril 15:48:01
berto a ecrit:
la prostitution c'est un viol
LA PROSTITUTION C'EST UN VIOL. Un viol qui ne se fait pas par la force physique mais par la force de l'argent.

Ceux qui veulent en faire une activité légale "comme n'importe quelle autre" sont à l'image des ministre de Louis XIV, ceux qui ont rédigé le code noir pour encadrer l'esclavage. Certains fixaient le nombre de coups de fouets pour punir un esclave indiscipliné, aujourd'hui, d'autres vont fixer le prix de la fellation.

L'humanité n'est pas encore sortie de la barbarie. NON A LA VENTE DU CORPS HUMAIN

mercredi 09 avril 16:31:01
Biloue a ecrit:
Argh
Je suis choquée des propos de Lionel... Quel état d'esprit... C'est effarant.

La prostitution volontaire existe, bien sur, mais c'est loin d'être souhaité dans la majorité des cas.

Quand des étudiantes se prostituent, c'est qu'à la base il y a un problème au niveau de la société. Trouvez vous normal que ce qui concernait avant les quelques fugueurs concerne maintenant 40000 étudiantes ?

Dire que le travail quand on en a pas c'est qu'on met de la mauvaise volonté, qu'on peut toujours bosser à Mc do, etc. C'est débile comme arguments. Déjà les petits boulots ne sont pas si faciles que ca a trouver, et quand on en trouve, ils s'avèrent toujours plus contraignants que la prostitution sur les horaires : il est très difficile d'allier Mc do et études, car contrairement à ceux qu'ils veulent faire croire, on ne peux pas choisir les heures de travail.

Bref ce que je veux dire c'est que la prostitution est un vrai problème et que cela touche des étudiantes est très inquiétant... Il serait tant que l'état fasse quelque chose. Ce ne sont pas les possibilités qui manquent pourtant : augmentation des bourses, construction de logement étudiant, etc.
mercredi 09 avril 16:00:19
sanper a ecrit:
+1 à "une etudiante"
bien repondu !


-pour lionel et soda, si la prostitution est vraiment un si bon plan, pourquoi ne le faite vous pas ?

-et si votre fille ou votre copine par exemple se prostituaient, réagisseriez vous pareil ? encourageriez vous votre collègue de boulot ou votre voisin à etre son client ?
mercredi 09 avril 15:48:03
Zaius a ecrit:
pour "une étudiante"
Bonjour, je te suggère de venir sur le forum de Doctissimo consacré à la prostitution, tu pourras discuter avec des femmes, et notamment des étudiantes, qui se prostituent librement et qui le vivent bien.

forum.doctissimo.fr/doctissimo/prostitution/liste_sujet.htm
mercredi 09 avril 15:06:56
Soda a ecrit:
Tout à fait
@Lionel:
Très bien dit, et tout à fait d'accords!
mercredi 09 avril 14:52:00
une étudiante a ecrit:
ça suffit !
c'est totalement incroyable qu'on puisse ainsi ressortir aussi exactement le discours de la propagande des macs et des clients. Et c'est bien sûr un homme qui nous donne des leçons sur le "plaisir" que peuvent ressentir les prostituées ! Mais qu'en sait-il ? Est-ce en tant que client qu'il parle, en tant que mac ? Ou laisse-t-il simplement cours à ses "préjugés" machistes ?
Va-t-on laisser longtemps ces hommes nous parler de la "douceur" que les prostituées apportent aux hommes qui n'ont pas de relations sexuelles ? Et pourquoi alors les femmes ne font-elles pas appel à des hommes prostitués ? Va-t-on continuer à nous faire croire que les hommes auraient des besoins physiologiques plus développés que les femmes, et qu'ils auraient donc besoin d'avoir des relations sexuelles, à n'importe quel prix ?
Ce discours est insupportable de machisme et de patriarcat. Sous-entendre que faire une fellation à un inconnu est du même ordre que vendre un hamburger chez MacDonalds est simplement ignoble et du plus profond mépris pour toutes celles qui sont victimes de la prostitution.
Oui, il faut lutter contre la prostitution, il faut aussi lutter contre les préjugés qui créent et qui justifient la prostitution, qui la font passer pour une sorte de mal nécessaire. Et il faut aussi lutter contre ce système capitaliste qui crée la misère et permet l'oppression des femmes.
contre toutes les oppressions...
mercredi 09 avril 12:29:03
Lionel a ecrit:
Préjugés
Je vous cite: "Une façon rapide, la plupart du temps, bien que douloureuse, d'arrondir les fins de mois pour des étudiants de plus en plus précaires."

Il va falloir qu'un jour on arrête de marteler dans la tête des gens que les prostituées sont toutes des victimes. Si ces étudiantes trouvaient ça douloureux de se prostituer, elles pourraient faire autre chose. A Paris par exemple, les boulots ne manquent pas: Serveuse dans un bar, caissière à macdonald, femme de ménage, etc... Pourtant, de nombreuses étudiantes se prostituent.

Si ces jeunes femmes font ça c'est qu'elles le veulent bien. Et contrairement à ce que vous croyez les prostituées peuvent éprouver du plaisir.

Le problème c'est qu'en France, on vis sous le règne de l'hypocrisie. On interdit les maisons closes pour des raisons de morale sexuelle et de féminisme qui n'ont rien à voir avec la condition de ces femmes.

Si vous voulez vous battre pour la condition des prostituées, alors battez-vous pour qu'elles puissent éxercer leur travail dans des établissements propres et sécurisés, si elles le veulent.

Les maisons closes existent chez tous nos voisins: Belgique, Hollande, Allemagne, Suisse... Ces pays ne sont pourtant pas des régimes esclavagistes, ils ont pris acte d'une réalité et ils ont fait en sorte de garantir aux prostituées et aux clients les meilleures conditions de travail possibles.

Si des femmes sont prêtes à faire l'amour contre de l'argent, c'est leur choix. Elles permettent à de nombreux hommes qui n'ont pas, pour toutes sortes de raisons, accès aux femmes et au sexe, d'avoir un peu de douceur dans leur vie.

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25 ans. Diplômée de l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Il y en a, comme Sabrina, qui n’arrivent à se motiver qu’à grosses doses d’adrénaline. Une fois son diplôme de journalisme en poche, elle met la presse locale entre parenthèses (journal de la Haute Marne, France bleu bourgogne, le petit journal Barcelone…). Sabrina se lance dans un périple de plusieurs mois à travers l’Amérique du sud. Rien de tel pour glisser des dossiers dans différentes publications (les clés de l’actualité, Barcelona TV…). Et puis elle se rend compte qu’il n’y a pas forcément besoin de parcourir des milliers de kilomètres pour vivre des aventures. La preuve, elle a tout lâché pour l’actu sociétale de Rennes Infhonet.
22 ans. Diplômé à l'IUT de journalisme de Lannion en juin 2006. Premiers pas dans le métier pour Mickaël au Télégramme de Brest. Au service sport, ça va sans dire! Footeux dans l'âme, il est le père d'une émission sportive qu'il a animé pendant deux ans dans une radio lannionaise, avant d'entamer un virage à 90° vers le Journal des entreprises à Brest. Alors qui de plus compétent que lui pour répondre à vos questions et suggestions sport?
22 ans. Diplômé en journalisme à l'IUT de Lannion en juin 2006. Sous ses airs de sage localier (Ouest-France, Le Journal de Vitré, Le Pays Malouin...) notre directeur de publication et responsable de la rubrique culture, ne s'est pas privé pour associer son nom à quelques magazines nationaux (parfois sulfureux!) que vous ne manquerez pas de connaître (FHM, Phosphore, Maxi, Endurance, Les Clés de l'actualité...) Une petite expérience de JRI à M6 Rennes et la présidence de la radio associative Talk To U à Lannion... Si avec tout ça il ne mène pas Rennes Infhonet à bon port!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

22 ans. Diplômé en journalisme à l'IUT de Lannion en juin 2006. Le sport, ça il aime, en témoigne son passage à France Football et au service sport de Ouest France. Mais comme il est moins costaud que notre footeux de Mickaël, il a plutôt opté pour la rubrique société. Sage décision! D'autant qu'après un petit crochet du côté de l'AFP, du Pontivy journal et quelques locales de Ouest-France, l'actu sociétale n'a plus de secret pour lui.
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