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Le centre d'appels b2s coupé par la concurrence offshore
b2s rennes licenciement plan social
Il y a une dizaine de jours, l'entreprise b2s, soutraitant notamment de Neuf cegétel, annonçait la suppression de son centre d'appels rennais. 83 employés qui restent sur le carreau. En effet, de plus en plus pour réduire les coûts, les entreprises préfèrent exporter ces services à l'étranger. Aujourd'hui, ils manifestent pour dénoncer le plan social.

« b2s veut nous virer ! b2s doit assumer ! b2s doit payer ! 83 salariés concernés ». Le message est clair. Sur la place de la mairie, les employés de l'entreprise b2s sont dégoûtés. « En novembre, l'entreprise décidait la délocalisation de l'antenne vers Le Mans. Il y a une dizaine de jours, le PDG arrive et dit stop au déménagement. Il annonce simplement la suppression du site. »
Les employés sont devant le fait accompli. Au total 83 se retrouvent sur le carreau. « On arrive toujours pas à comprendre », lâche Boris Carer, délégué syndical de
Les centres d'appels prennent la direction offshore
Mais voilà, l'antenne rennaise subit la dure loi du marché. Une employée explique : « Notre travail, c'est de nous occuper du service d'appels d'entreprises comme Neuf cegetel, Orange, Gaz de France. Le problème, c'est que Neuf a dit : "on veut payer le prix que l'on paie au Maroc". Alors b2s préfère faire du offshore ! ».
Vous comprenez maintenant pourquoi lorsque vous appelez un service client, il est de plus en plus fréquent d'avoir au bout du fil quelqu'un qui est à des milliers de kilomètres de chez vous. Question d'économie, bien souvent au détriment du service. « Aujourd'hui, neuf fois sur dix quand vous essayez de joindre un service client vous vous retrouvez au Maroc. D'ici peu, ce sera systématique », reprend une employée.
Un constat dur à avaler : « On travaille à la chaîne. On ne touche que le Smic avec quelques primes malgré ça, on a un vrai savoir faire. Beaucoup d'entre nous sont ici depuis plus de 5 ans. Pour un centre d'appel, c'est vraiment pas mal ! », assure Boris Carer.
« Un premier projet ridicule »
Désormais, les employés pensent à sauver les meubles. « Le premier projet proposé par la direction est ridicule », lâche Boris Carer. Le 17 mars, syndicats, employés et direction se remettront autour de la table pour rediscuter de « l'élaboration d'un plan de sauvegarde d'emploi à la hauteur des exigences et des besoins des salariés ».
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