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Les Percubaba nous racontent leurs premières fois
Percubaba rennes strup x
Dix ans que le groupe rennais tourne. Pour les fêter, les douze musiciens de Percubaba seront vendredi à Saint-Malo sous le chapiteau de la radio Sing-Sing. Mr Lul (trompette/chant), Jo.hell (percu), Gaston (chant), Rudy (trombone) et Rachel (management) nous racontent leurs premières fois.

Racontez nous votre première répét' ?
C'était en 96, entre la salle d'anglais renforcé et celle d'allemand du lycée Maupertuis à Saint-Malo. Ca devait faire 15 m². La CPE nous avait donné l'autorisation de jouer là le midi. Ca ressemblait à un bout de batterie posé là... Pour la première répét' avec la formation initiale, c'était beaucoup de percu. Julien et Dan (guitariste et batteur) eux étaient plus branchés rock... Musicalement, ce n'était pas n'importe quoi mais c'était un joyeux bordel.
Après les répéts vient le premier concert...
Ouais, c'était à Rockabahut. On jouait avec les autres groupes du lycée. Mais le premier concert vraiment, c'était pour une asso de motards à Bobital. On avait que trois morceaux... On a dû les jouer au moins dix fois dans la soirée!
Et votre première fête de la musique, il paraît que c'était folklo ?!
C'était à Saint-Malo. On avait mis le matos dans une remorque pour se faire la tournée des bars en remontant la rue de la gare. On arrivait, on leur proposait de jouer et c'était parti. On a dû faire sept bars. Au fur et à mesure qu'on remontait la rue il y avait de plus en plus de monde. Ca a fini en apothéose. Tout le monde dansait, il y en avait même sur le babyfoot...
Et votre première première partie ?
C'était à la Cité, avant Sinsemilia. La salle était blindée. Ils étaient à leur apogée. Nous, notre premier CD n'était pas encore sorti. On avait kidnappé leur percussionniste, Rouquin. Comment dire... On a utilisé le bâton de dynamite. Ils ont dû jouer sans lui. C'est ça de se confronter à des Bretons.
Avec votre premier CD, il y a eu une première maquette en live. Avec le recul ça donne quoi ?
C'était un live à Dinan. Un petit CD tout blanc. Musicalement, ce n'était pas carré mais il y avait de la vie ! Quand on le réécoute, on trouve ça bien. Il y avait déjà Flippo, Le choix, Jamaïca, L'internationale... En fait, on n'a pas fait mieux depuis (rires). Mais encore avant, il y avait eu une cassette !
La première fois que vos parents vous ont vu sur scène ?
Mr Lul : J'ai failli être déshérité (rires). A l'époque, je jouais avec un groupe de punk. Et moi, je tapais slam sur slam. Ma mère et ma grand-mère étaient venues, elles ont failli faire un arrêt cardiaque.
Gaston / Jo.hell : Ils ont adhéré dès le début. C'est sûr que, quand on a commencé, ils savaient pas que ça irait jusque là. Ils ont été forcés de suivre.
La première interview ?
C'était pour le M6 Rennes. Elle est sur le DVD. Le reportage était dans la salle de répèt' de notre bahut. Voilà des p'tits gars qui en veulent. (rires)
Votre premier enregistrement, ça ressemblait à quoi ?
La première fois qu'on s'est enregistré, c'était grâce à la CPE de notre lycée. Elle a eu le droit à une spéciale dédicace dans le livre d'or des Percubaba. On avait fait ça dans le local de Dan (batteur). Des maquettes avant notre premier CD, il y en a eu trois.
Pour le premier CD, on l'a enregistré en faisant les trois huit sur trois semaines. Si on avait enregistré ce disque comme on les enregistre maintenant, on n'aurait pas réussi. Ca aurait été trop de pression. A l'époque, on avait enregistré les rythmiques en live et pas piste par piste. C'est comme ça qu'on a réussi à retranscrire l'énergie du live.
Il n'y a pas eu de problèmes pour l'enregistrer. A part un jour où on est arrivés au studio et qu'on a eu une mauvaise surprise. Le groupe qui faisait ses prises avant nous, venait d'enregistrer une chanson qui ressemblait à la note près à Shaman, un de nos morceaux... Il y a eu une petite explication. Leur saxophoniste avait soit disant rêvé le thème...
La première tournée ?
L'accueil du premier disque a été excellent. On était partis pour en presser 3 000 et au final on en a écoulé plus de 30 000... Distribution régionale puis nationale. Forcément tout a été super vite. On a enchaîné les dates dans le coin puis en France, même à l'étranger... Pour autant, on n'a jamais été sur les routes un mois et demi non-stop. Ca n'a jamais été si brutal. C'est plutôt toute l'année, les jeudis, vendredis et samedis soirs. Il y a eu des années à plus de cent dates par an !
Après dix ans, le concert qui vous a le plus marqué, c'est lequel ?
Mr Lul : Moi, c'est en Bosnie, à Rudo. Le consulat français nous avait fait jouer là-bas. Personne n'était venu jouer ici depuis quinze ans. On a posé le matos au milieu de la place du village avec deux petites enceintes. C'était magnifique. Les femmes et les enfants nous écoutaient pendant que les hommes restaient en retrait. On jouait avec une troupe de hip-hop de Saint-Brieuc et le Dj a balancé du Raï. Malgré le contexte politique, tout le monde continuait à danser.
Jo.Hell / Gaston : La fête de la zik à Rennes, c'était énorme. La place était bondée, noire de monde. Et puis, il y a les Vieilles Charrues. A l'époque, notre premier CD venait tout juste de sortir !
Pratique : Fort-Saint-Père, Saint-Malo (35), vendredi 7, 13 euros, avec Babeloued Sound Live (Ethni Sound) [BZH - Paris], Yosh Live (Dub&Drums) [BZH], Molecule in Dub Live (Electro Dub) [Paris]
Perrrrrcccccccuuuuuubbbbbaaaaaaaabbbbbbbaaaaa
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