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Lugo : tout est dans le titre
lugo rennes transat en ville
Les Bretons de Lugo viendront égrainer leur folie douce et leurs textes intimistes ce soir à Transat'. L'occasion pour nous d'un brin de causette avec Cédric (chant et guitare), sur le thème « Les titres de vos chansons. » Vous êtes bien calés dans vos transats ? Nous aussi. On peut commencer.

« J'ai pleuré ce matin » : Cédric, qu'est-ce qui a le plus tendance à te faire monter les larmes aux yeux ?
En général ce sont souvent les actes de générosité, quand quelqu'un a donné beaucoup aux autres. La dernière fois où j'ai été vraiment ému c'était en Haïti, en écoutant un professeur qui avait consacré sa vie aux enfants haïtiens qui n'avaient pas d'école. C'était très touchant.
« Rayon laser » : Il ne s'agit pas du même rayon laser que celui de la chanson, mais sur quoi se portent les choix de Lugo au rayon CD d'un disquaire ?
J'ai récemment acheté un CD d'Alexandre Varlet. Sinon, pas mal de Pop anglaise. Vincent, lui, s'est payé le dernier Rita Mitsouko il n'y a pas longtemps et Gérald un live de Jean Louis Murat. Donc en général pour les trois c'est Pop, Rock et chanson.
« A l'arrière du break » : L'arrière d'un break est l'endroit idéal pour...
... mettre tous les bagages quand on part en vacances. Surtout quand on a une famille nombreuse ! Non, l'auteur de cette chanson, c'est Gérald. C'est lui qui a les idées mal placées.
« Moi qui ne sait pas danser » : Lequel des trois est le plus concerné par cette « tare » ?
C'est très nettement moi. Quand j'ai commencé à jouer avec Vincent il y a douze ans, on est allés en boîte après un concert. Il a eu tellement honte de ma manière de danser qu'il est parti se planquer dans un coin. En revanche lui est très doué, c'est un peu le chorégraphe de notre groupe.
« Dispute » : Comment tournent les disputes au sein de Lugo ?
Le fait d'être trois fait qu'il y en a toujours un qui temporise, qui essaie de tirer ce qu'il y a de juste ou d'injuste dans la discussion. Mais ce ne sont jamais les mêmes qui se disputent et ce n'est jamais hyper violent. Ça tourne souvent autour des mêmes sujets. Par exemple l'emploi du mot « efficacité ». Nous sommes deux à aimer l'utiliser pour parler de nos chanson, alors que le troisième ne supporte pas ce terme.
« Quelqu'un sait » ... quel sera l'avenir de Lugo ?
Difficile à dire. Dans un avenir proche, un album qui sort en mai et donc au moins huit mois de travail intensif. On espère une tournée d'été et d'automne. Après ça, c'est un peu le mystère. Tout dépend de la manière dont le public va accueillir l'album. L'idéal pour nous serait de sortir un peu de la Bretagne, où nous sommes quand même beaucoup cantonnés.
« Compromis » : La vie d'artiste est-elle faite de compromis pour Lugo ?
À notre niveau, pas encore des masses. On décide de tout : la pochette, les titres, les arrangements, le son, les titres qui passent à la radio. Mais pour les groupes qui ont signé il n'y a plus toute cette place, c'est plus compliqué d'imposer son visuel. L'inconvénient dans le fait d'être moins connu, c'est de devoir tout faire soi-même, ça prend beaucoup de temps. Mais le gros avantage, c'est cette liberté.
« L'annonce » : Quelque chose à annoncer aux fans de Lugo ?
Oui. Il nous manque quatre chansons pour notre album. On est bien embêtés. On en a huit, on aimerait en avoir douze. Il y a des groupes qui ont 25 chansons et qui en jettent des tas. Ça c'est la classe ! En même temps ce serait original d'en avoir huit. On pourrait dire que c'est volontaire, qu'on a voulu être hyper originaux. Plus sérieusement, on a chacun des chansons dans nos tiroirs, ça va se faire.
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