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Artémis, la mue de Billy ze kick
Devenue célèbre grâce à une petite chanson délirante qui a fait le tour des ondes en 1994, Nathalie Cousin, alias Billy ze kick, s'attaque maintenant à l'univers de l'électro, pour un prochain album.

« Le but ultime de ma démarche, c'est la transe, l'extase ». Ces mots ne sont pas ceux d'un chaman qui habiterait sur les plus hautes montagnes du Népal, mais de Nathalie Cousin. Son nom ne vous dit rien ? Possible. Son ancien pseudo, Billy ze kick, aide généralement à mieux se remettre celle qui signa le tube de l'été 1994 : Mangez-moi. Un délire hallucinogène sur fond de scandale, qui a assuré sa renommée et celle de sa bande de musiciens déjantés, Les Gamins en folie.
Une déesse qui fait de l'électro
Treize ans et quelques albums après, la chanteuse rennaise a décidé de changer de cap. Direction l'univers de l'électro. « Une musique qui propage des vibrations positives », selon Billy, qui se rebaptise Artémis pour un nouvel opus, qu'elle espère voir sortir dans les bacs avant la fin de l'année.
Un nom d'artiste inspiré de la déesse grecque qui punissait sévèrement les hommes cherchant à la séduire. En témoigne la chanson Le Roi est mort à figurer sur le prochain album. De la déesse, Nathalie souhaite conserver les aspects. « Je veux devenir artiste de l'esprit. Après avoir chanté les substances psychédéliques, je veux être la voix de l'amour ».
Le tout, toujours sur fond d'électro. « Une musique qui porte vers la transe », s'enthousiaste la copine de Jean-Mich Much.
La transe par la musique
« Ce qui serait formidable, c'est qu'on arrive à rentrer en transe, sans drogue et sans alcool, uniquement par le biais de la musique. Ca va sans doute être un peu dur pour Rennes », avoue-t-elle en se marrant. « C'est pourtant ce qu'ils arrivent à faire dans certaines soirées à New-York ».
Le risque est donc gros pour la chanteuse, mais elle avance sans appréhension. « J'aime bien l'aventure. Je ne connais pas la peur, la peur tue l'esprit ».
Et le risque, elle a déjà donné. Il y a quelques années déjà, avec Les Gamins en folie, elle commençait sérieusement à « encraouder » les autorités avec des titres tels que Mangez-moi ou OCB. Des tubes que la radio a fini par boycotter après les avoir longuement diffusés, mais que Nathalie ne se refusera pas d'adapter à la sauce électro lors de ses prochains concerts. Car, même si elle change de personnage, ces titres ont toujours un côté affectif pour la Rennaise. De la même manière, elle n'exclut pas de refaire équipe avec Les Gamins en folie. Comme au bon vieux temps.
« A l'époque, le mystique était déjà là. Aujourd'hui, il a juste mûri et est devenu Artémis ».
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