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Diemaav : "Pas envie de faire comme tout le monde"
Diemaav Blues rennes
Alors que les groupes de rock pullulent à Rennes, ils ont choisi une toute autre voie : le blues. Plutôt délaissée par les jeunes générations, les cinq musiciens de Diemaav ont choisi de remettre cette musique au goût du jour, à la manière de Ben Harper. Focus sur ce pari risqué et rusé qui commence à bien payer, avec Olivier, le batteur du groupe.

"A Rennes, on est les seuls à faire ça", lance Olivier, le batteur de Diemaav. "Ca", c'est du blues. Conscient que la capitale bretonne est bondée de rockers en devenir, le noyau dur du groupe rennais Diemaav s'est lancé en 2004 dans le créneau du blues-folk. D'abord sous la formation Daou Bleiz. Puis deux ans après, sous le nom de Diemaav.
"Sur Rennes, il y a beaucoup de rock anglais. Il y en a pléthore. Alors nous, notre but, c'était de faire une musique qui n'existait pas trop sur Rennes. Nous n'avions pas envie de faire comme tout le monde", explique Olivier.
Les goûts de Romain, le chanteur-guitariste, y sont sans doute aussi pour beaucoup dans ce choix. "A la base, notre chanteur est vraiment blues. Nous, on a des univers plus variés. Ca passe par le jazz, le rock pour la batterie, la funk-soul pour la basse, un côté cubain pour les percussions, et la violoncelliste apporte un côté plus classique...", précise Olivier.
"Ben Harper a prouvé que le blues n'était pas une musique de vieux"
Conscient que le blues est encore considéré comme "un truc de vieux", il insiste beaucoup sur l'aspect métissé de leur musique. Diemaav veut aussi faire tomber les étiquettes. "Notre musique, ce n'est pas que du blues. C'est un mélange de musiques presque rock, avec des musiques africaines, world... Même si ce n'est pas notre style, on joue parfois avec Le P'tit Son, un groupe de musique festive..."
Olivier et ses complices de Diemaav sont persuadés de pouvoir se faufiler dans cette brèche musicale. "C'est vrai que le fait d'aller à contre-courant, ça marche plutôt bien. Par exemple, Ben Harper a prouvé que le blues n'était pas une musique de vieux. John Butler Trio, c'est pareil. Et même Amy Winehouse avec son dernier album."
"C'est pas avec les tremplins qu'on se fait le plus de contacts"
Au final, ça marche : Diemaav s'est retrouvé en très bonne position lors de plusieurs tremplins cette année. Notamment aux Mines d'Or où ils ont gagné, et au Label Mozaïc où ils ont été classés deuxième par le jury officiel.
Olivier reste prudent malgré tout. Il sait que les tremplins ne permettent pas de se faire une place dans le monde des professionnels. "On en a fait plein. On a fait celui des Jeunes Charrues, en 2007, de Rock'n Solex, Label Mozaïc, les Mines d'Or... Mais, ce n'est pas avec les tremplins qu'on se fait le plus de contacts. Au Label Mozaic, ils ont une vraie campagne de communication. Les tremplins, ça permet surtout de jouer dans des conditions professionnelles. Et ça permet aux gens de nous donner des conseils."
Les Diemaav restent optimistes et se montrent même ambitieux. En misant surtout sur les concerts. "On cherche avant tout un tourneur car les artistes existent beaucoup plus par la scène. Notre but, c'est de tourner le plus possible. Ca ne sert à rien de faire un album pour faire un album." Pour le moment, un CD 5-6 titres devrait tout de même sortir. "On en est aux derniers réglages mais il devrait sortir d'ici fin septembre".
Pratique
Crédits photos: DR
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