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Garden Party: les ex de Louise Attaque et Têtard en ouverture
Rennes Garden Party Poney Express
Louise Attaque fait une pause. Mais pas Robin, son bassiste. Avec l'ex-chanteuse du groupe Têtard, Anna, sa complice à la ville comme à la scène, il a créé Poney Express, un duo guitare-basse. Demain, c'est eux qui ouvriront la 8e édition du Festival Garden Party à Rennes. A la veille du concert, Anna, la guitariste-chanteuse, nous ouvre les portes de leur petit monde folk.

Comment décririez-vous la musique de Poney Express ? Plutôt chanson française, plutôt folk...
En général, on dit qu'on fait de la pop-folk. La chanson française, on aime moins. La pop-folk, c'est ce qu'on écoute. Et tous les deux, on en écoute beaucoup.
Vous dites sur my space: "Il est rare qu'un simple nom de groupe décide de la musique qu'il joue. C'est pourtant la direction suivie par Poney Express". Vous avez d'abord trouvé un nom, puis vous avez eu envie de jouer ensemble?
Pas vraiment. On écoute principalement de la pop anglaise et de la folk américaine. On a fait notre permier morceau folk, et ça a donné ce nom, "Poney express". Si on avait eu un groupe électro, on aurait eu un nom à consonnance électro. "Poney express", ça fait folk. C'est le nom du service postal américain.
Le logo aussi fait folk. C'est inspiré d'un artiste américain, Jasper Johns. Il peint des cibles sur des supports en bois et en pierre. C'est un mélange de ça et du sigle tricolore de la Royal Air Force.
Qui fait la composition? Car on sent bien l'influence de Louise Attaque dans la musique, notamment sur "Poupée" et "Les Petits Matins".
On ne nous l'a jamais dit. Forcément, car il y a l'histoire : quand on est dans un groupe pendant dix ans, il reste des influences.
Mais sinon, pour composer en règle générale, je ne sais pas trop comment ça arrive. Moi, je prends ma guitare acoustique, Robin prend sa basse acoustique et on cherche. On commence par la musique. Pour les textes, Robin donne un sujet, comme à l'école. Après, moi j'écris les textes là-dessus. On parle de tout sauf de ce qui est personnel. On ne pourrait pas parler de nous. On écrit en s'imaginant quelque chose, en parlant de la vie de quelqu'un.
Robin est un vrai touche-à-tout: il joue de la guitare, de la basse, du clavier, du banjo et du glockenspiel. Comment fait-il ?
Si tu sais jouer d'un instrument, tu sais jouer de tout... Ca, c'est juste sur l'album et quand on travaille. Par contre, sur scène, on joue chacun d'un instrument. On a commencé à deux. Mais depuis six mois, on a deux autres musiciens qui nous accompagnent sur scène, un batteur et une violoniste.
Sur votre site, au milieu des noms de musiciens qui vous influencent, on voit Antonioni, François Truffaut, Gus Van Sant, etc. Et le clip de votre morceau "La Fugue", c'est une référence aux tournages de cinéma. Pourquoi toutes ces références au septième art ?
Au lieu de dévorer des livres, on regarde plein de films. On est des fans de cinéma. C'est l'endroit où on a puisé pour trouver de l'inspiration. Dans nos chansons, on ne va pas parler de couple, de nous...
Dans le cinéma, c'est l'esthétique qu'on trouve intéressante aussi.
Vous aimeriez faire la bande originale d'un film?
Oui, oui. Je rêverais de faire ça ! Mais je ne sais pas pour quel genre de film. Peut-être une ambiance atmosphérique. Nos références, ce n'est pas non plus l'underground du cinéma. Et il faudrait que ce soit un bon réalisateur.
Vous êtes partis enregistrer votre premier album à Cardiff. Pourquoi là-bas?
On voulait aller à Glasgow car Belle et Sebastian sont de Glasgow, et on adore ce groupe. On s'est dit qu'il devait y avoir un truc magique là-bas !
Finalement on a trouvé un producteur à Cardiff, Charlie Francis. C'est le producteur d'un groupe de pop connu, les High Llamas, qui ont Bac + 10 en pop. Pour notre album, le chanteur du groupe a fait les arrangements de cordes. Et le batteur a joué sur le disque. Donc on était les deux seuls Français.
Même si techniquement, on peut faire la même chose dans un super studio à Paris, l'atmosphère est différente au Royaume-Uni. Etre avec des Anglais, c'est intéressant car ils connaissent la musique.
Et au Royaume-Uni, j'ai l'impression qu'on met beaucoup plus la musique en avant. Après avoir mixé un disque, on va le masteriser, on va mettre le son à niveau. Au Royaume-Uni, on masterise beaucoup plus fort. Donc ça donne beaucoup plus de pêche. En France, nos parents écoutaient Brel ou Brassens, alors que là-bas, c'était les Beatles !
Quels sont vos projets maintenant?
Un album est en projet. On est dessus. Je pense qu'on le fera à Cardiff car l'enregistrement là-bas a été une bonne expérience. D'ailleurs, on a failli pleurer en partant.
On a aussi des concerts à venir, dont celui de Rennes à Garden Party. Après, on a une tournée, avec des dates jusqu'à décembre.
Sinon, on aimerait bien retourner jouer en Allemagne ou en Angleterre.
Pratique :
Le groupe se produit ce jeudi soir à Garden Party avec Casa, au square Jean-Guy. Ouverture des portes : 19h30. Prix : 7 euros.
Crédit photo: Mathieu Zazzo
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