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Tralala se la joue "fine bouche"
Tralala Rennes Transat en ville
Dans le cadre de Transat en ville, Tralala se produisait ce samedi soir sur la place de la mairie de Rennes. Entre humour noir et ironie, Tralala poursuit son bonhomme de chemin dans l'univers des chansons à texte. Rencontre avec Alexandre Bertin, chanteur-guitariste.
Alexandre, d'où vient ce nom, Tralala ?
C'est un personnage de bouquin de l'écrivain Hubert Shelby. Il a écrit un livre qui s'appelle Last Exit to Brooklynn. Tralala est la première nouvelle de ce livre. Le personnage était très sombre, et l'on trouvait ça intéressant le paradoxe entre la légèreté du mot Tralala et finalement la noirceur du personnage.
Pouvez-vous décrire Tralala ?
Au début quand j'étais tout seul, c'était plutôt chanson française. Puis quand les autres sont arrivés, ils avaient d'autres goûts, qu'ils ont incorporé à Tralala. Ils ont apporté des sons différents. Tralala, ce sont des chansons à texte, parfois rock, parfois jazzy, souvent calmes. On évolue. Nos chansons se sont électrifiées, il y a plus de passages instrumentaux. Et ça, c'est enrichissant.
Vous êtes désormais quatre dans le groupe. Comment vous êtes-vous rencontré justement ?
En fait, on vient tous du même patelin. Pourtant, on ne s'est quasiment pas cotoyé là-bas. Et c'est finalement en venant à Rennes, que l'on s'est rapproché, petit à petit.
Dans vos textes, on ressent beaucoup d'humoir noir, d'ironie... D'où vient cet humour ?
Ce n'est pas de la provocation en tout cas. Je dirais que c'est plus de la réaction à tout ce qui se passe autour. J'essaie de ne pas me fixer sur l'actualité. Je veux plus parler des gens.
D'où tirez-vous votre inspiration, vos influences ?
J'ai eu plusieurs périodes, tout d'abord assez classique, avec Boris Vian, Brassens mais aussi les Bérus. Après je me suis ouvert à d'autres styles, comme le rock ou des groupes avec un univers très fort. Je commence à faire plus attention aux atmosphères qu'au textes. De temps en temps, ça peut aussi venir d'un jeu de mots pourri au départ et l'histoire se construit autour ensuite. Et puis je lis beaucoup de bouquins.
On note depuis quelques années, un retour de la chanson à texte. Ressentez-vous cette évolution ?
Effectivement, il y a tout une nouvelle vague de la chanson française. Maintenant, on ne se sent pas trop concerné. Quand les gens nous parlent de groupes, ils nous parlent plutôt de trucs plus vieux, comme Boris Vian. On a sans doute pas les mêmes influences que cette nouvelle vague.
L'avenir de Tralala, c'est quoi?
On a fait un premier cd lorsque l'on était en trio en 2005, qui s'appellait la Fine Bouche. Mais je n'en étais pas totalement satisfait. C'était la première fois, ça a servi de test. Là, on travaille sur un album, un vrai, avec des chansons ! Il est prévu pour octobre 2008. On va essayer de tourner dans le Grand Ouest, on est prévu à Nantes, à Angers. J'ai envie de bien faire et de pouvoir défendre notre production. Le fait de s'autoproduire permet vraiment de faire nos choix, de tout maitriser.
Ce samedi soir, vous jouez dans le cadre de Transat en ville, sur la place publique, ça représente quoi pour vous ?
On ne sait pas trop dans quel esprit cela va se dérouler. S'il va y avoir du passage et si les gens ne vont faire que passer, ou bien s'ils vont se poser. Ce sera la surprise...
Pratique : Tralala, à Transat en ville ce samedi soir, 20h30 place de la mairie. Et retrouvez Tralala sur leur myspace ici.
j'ai beaucoup aimé : de la nappe rouge, au rouleau en passant par la bouteille et mieux, la musique et l'écriture : recherché et original. A bientôt
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