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La Biennale d'art contemporain : l'heure du premier bilan
biennale art contemporain rennes
Voilà une semaine que le rideau est tombé sur la première Biennale rennaise d'art contemporain. Entre deux cartons, Raphaële Jeune, commissaire de l'expo, fait le premier bilan avec nous. Environ 45 000 visiteurs, une thématique entre l'art et l'entreprise, coup de coeur, entrée gratuite... Les questions pleuvent.

Vous n'avez pas encore livré votre bilan chiffré définitif, quel est-il ?
Pour un premier évènement public rennais de ce genre, on se rend compte que ça a mobilisé : 45 000 visiteurs sur tous les lieux. Au Couvent des Jacobins qui était le seul lieu payant, nous avons comptabilisé 18 000 visiteurs. Le reste s'est réparti entre la Criée, aux Beaux arts, Rennes 2, galerie du Colombier, Triangle, Grand Cordel...
Par rapport aux autres Biennales en France, Rennes a-t-elle su trouver sa place ? A Lyon par exemple, une Biennale réalise 145 000 entrées...
On a réussi à être au-delà de nos prévisions. On espérait 30 000 visiteurs. On en fait 45 000. C'est ce que réalise la Biennale d'Istanbul qui a un vrai encrage dans l'art contemporain.
A Lyon, c'est un budget trois fois supérieur au notre. L'idée de Rennes, ce n'est pas forcement de faire une star des Biennales. Nous ne sommes pas dans la surenchère. Nous voulons que ce soit un lieu de réflexion.
Justement en parlant de lieu de réflexion, avez-vous la sensation que la thématique assez compliquée ait fonctionné ?
La thématique est complexe pour une première Biennale mais on est tellement dans une société où c'est important de rappeler que l'on a le droit de penser. Aujourd'hui, il faut réussir à tout prix. On voulait donc faire entrer l'art dans l'entreprise et soulever toutes les réflexions qui vont avec. Je crois que les Rennais ne s'attendaient pas à ce qu'on leur a proposé. On voulait une création de valeurs.
D'après ce que j'ai pu capter, des retours que j'ai eu des visiteurs, la thématique a intéressé. Il y a eu beaucoup de réactions très positives. Certaines personnes sont revenues plusieurs fois en nous disant « merci ! ». Et, il y a toujours des gens pour qui l'art contemporain ne signifie rien. Ils sont venus et sont sortis en disant "Un enfant de cinq ans pourrait faire la même chose".
On a eu un atout pour cette édition : la chance de voir le Couvent des Jacobins se rouvrir pour l'occasion. Beaucoup de gens sont aussi venus pour visiter cet endroit.
Avez-vous le sentiment que les artistes aient répondu à la thématique posée ?
Tous les artistes n'ont pas créé spécialement pour la Biennale. Mais chaque artiste a eu sa réponse et a apporté sa démarche. Ce sont des oeuvres que j'ai choisies et fait venir pour répondre au questionnement de cette folie de la productivité et cette nécessité de la rentabilité.
Il y a toujours les coups de coeur et ceux qui ont moins séduit...
Pour l'oeuvre qui a plu, je dirais celle de Claudia Triozzi. (ndlr: "Au cours d'une résidence de dix jours chez Soreal, Claudia Triozzi décide d'agir directement dans le temps de la production. A la recherche de formes, elle suit les petits événements de l'entreprise en échangeant à la fois avec son directeur et avec le personnel de production. Au gré d'un questionnement commun autour des rythmes sonores des machines, il est apparu que l'habitude développe une sensibilité telle, que l'oreille fait abstraction du bruit environnant de l'usine et se concentre sur celui d'une machine, apte à anticiper ainsi toute menace de panne", décrit-on du côté des Ateliers de Rennes).
Pour le moins, je dirais le travail Damien Beguet. (ndlr: "Grâce à des visuels attrayants, Damien Beguet nous invite à parcourir un univers ludique et chaleureux, simple, familier et plein de couleurs. Les lignes douces de ses slogans présentent l'art comme un petit quelque chose qui ajouterait de la valeur à des produits que l'on souhaiterait vendre", décrit-on du côté des Ateliers de Rennes). Le problème, c'est qu'il donne l'impression d'aller dans le sens de l'entreprise alors que c'est du deuxième degré.
On a souvent entendu dire que l'entrée payante a été un frein à la découverte de l'art contemporain ?
C'est une question de principe. Dans d'autres domaines : ciné, théâtre, impro... l'entrée est payante. On paie pour des places de ciné deux fois plus chères. Alors pourquoi l'art contemporain devrait-il être gratuit ? Il devrait être le parent pauvre de l'art ? A mes yeux, faire payer les gens, c'est les faire contribuer à l'expo. Ca mène les visiteurs à un engagement. Ça a peut-être mis un frein mais cela évite aussi d'avoir des visiteurs - consommateurs. Il faut savoir qu'il n'y a eu que quinze personnes à refuser d'entrer du fait que ce soit payant. On ne manquera pas de se reposer la question pour la prochaine édition.
Justement la prochaine édition, vous en parlez déjà ?
Franchement, on n'y a pas encore réfléchi. Le bilan ? C'est un peu tôt pour le faire. On fini le démontage et on le fera en septembre. Il y aura une nouvelle édition dans deux ans.
A propos des artistes qui sollicitent des espaces ( financièrement plus avantageux que dans le privé) auprès de leur Mairie..."J e ne suis ni assistante sociale, ni agente en promotion immobilière.... "
Odile Lemée
Conseillère aux Arts Plastiques à la Ville de Rennes
Le 28 Août 2008
" Comme le disait Léonardo ... La peinture est spirituelle ..."
Odile Lemée
Conseillère aux Arts Plastiques à la Ville de Rennes
Mai 2008
à propos de la déduction fiscale de 60% propre au mécénat....
«Cette loi est très intéressante pour les entreprises, dommage qu’elle soit encore méconnue et que certaines d’entre elles, notamment les PME, n’osent pas sauter le pas »,
Bruno Caron
Bruno Caron président d’Art Norac,
228ème fortune de France , selon le magazine "Challenge"
Fondateur contrôle toujours les trois quarts du groupe agroalimentaire
Marques agro alimentaires : La Boulangère, Daunat, Whaou;.
Chiffre d'Affaire : 420 millions

Tout d'abord merci à tous pour l'assiduité et l'attention que vous montrez à Rennes Infhonet. Nous avons effectivement repris une courte présentation des artistes cités ci-dessus afin de permettre à nos lecteurs de comprendre de quels artistes il était question dans l'une des réponses...
D'autre part, il nous arrive effectivement d'utiliser des extraits de communiqués de presse dans nos articles. Cependant, sur les 1767 articles publiés depuis plus d'un an, nous n'avons pas le souvenir d'avoir utilisé un communiqué de presse pour le déguiser en article. Tout comme nous n'avons jamais fait le moindre publi rédactionnel...
La rédaction fait l'effort de vous fournir une info vérifiée et claire. A l'instar de tous les journaux, nous essayons de le faire au mieux.

ce n'est pas la premiere fois que je remarque que rennes infhonet se sert des communiqués qu'on lui envoie pour rédiger des "articles" sur le site. Ouest France avait déjà repris les propos de la Préfecture, Rennes Infho ne fait que suivre ses pas... c'est bien dommage.
par respect pour vos lecteurs, soignez donc ce style fait de phrases toutes pretes, je vous en prie ! arrétez d'écrire come vous parlez, surtout vous, monsieur le dir. de publication.
merci et bonne continuation

Bravo aux organisateurs et mécènes pour cette première que j'ai trouvé convaincante
Je n'y suis pas allé, je n'avais pas envie mais j'ai peut être eu tort.En tous cas, s'il y a eu réellement 45000 visiteurs, pour une première, c'est un succès et votre sondage en première page ne correspond pas à la réalité...
Cette manifestation démontre bien que ce lieu doit être culturel.
A quand la rénovation de ce superbe patrimoine? Un mécène pourrait il y contribuer...

"C'est une question de principe. Dans d'autres domaines : ciné, théâtre, impro... l'entrée est payante. On paie pour des places de ciné deux fois plus chères. Alors pourquoi l'art contemporain devrait-il être gratuit ?"Peut-être parce qu'il s'agit de s'éduquer, de découvrir, de démystifier, de banaliser... Personnellement j'hésite à mettre de l'argent pour des expos où je trouve que les 2/3 des productions sont des fumisteries. Mais c'est une expérience que je n'ai même pas tentée cette fois à Rennes...

Ou se trouve la communication, où se trouve le journalisme quand Rennes Infhonet fait passer une note de com' pour ... une ndlr (note de la rédaction) Rennes Infhonet écrit :(ndlr: Grâce à des visuels attrayants, Damien Beguet nous invite à parcourir un univers ludique et chaleureux, simple, familier et plein de couleurs. Les lignes douces de ses slogans présentent l'art comme un petit quelque chose qui ajouterait de la valeur à des produits que l'on souhaiterait vendre).
Et sur le site : http://www.lesateliersderennes.fr/site/sources.php?id=2&id_langue=1&id_rub=2&PHPSESSID=071fcfe1ecfaa594a895b2428993ce67
on lit : "Grâce à des visuels attrayants, Damien Beguet nous invite à parcourir un univers ludique et chaleureux, simple, familier et plein de couleurs. Les lignes douces de ses slogans présentent l’art comme un petit quelque chose qui ajouterait de la valeur à des produits que l’on souhaiterait vendre."
hallucinant ! Dehors les amateurs !!

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