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Laetitia Shériff : « En ce moment, je suis comme une cocotte minute »
Laetitia sheriff rennes antipode games over sheriff
La « Lillo-Rennaise » sera ce jeudi à l'Antipode. Elle sort un nouvel album très attendu. De sa première guitare à son premier concert en passant par le premier CD, la multi instrumentiste nous raconte tout son parcours.
On dit de toi que tu as commencé la musique par hasard ? Tout a commencé en taxant une guitare à quelqu'un quand tu étais ado...
Tu as tout dit. Je pense que c'est le cas pour pas mal de gens. J'imagine que quand tu as 15 ou 16 ans, tu as besoin de trouver un médium parallèle. J'ai passé beaucoup de temps dans ma chambre à jouer. Après, il y a les groupes qui se forment au lycée avec lesquels tu fais des reprises que tu joues très, très mal.
Et puis, il y a eu cette rencontre avec Yeats, le poète. J'ai fait pas mal de lecture et beaucoup traîné en fac d'anglais sans même y être inscrite. Un jour, j'ai commencé à mettre les textes en musique.
Je crois savoir que c'est lors d'un vernissage d'une expo que tu t'es mise à chanter à Lille et que tes amis t'ont poussé à continuer ?
Dans le quartier où je vivais à Lille, il y avait beaucoup de musiciens et pas mal de bistrots. Le dimanche après le marché, dans un bar, il y avait un "open-mic" et du coup, je venais tester mes morceaux. Un pote, Fred Têtard, m'a poussé aux fesses, notamment au niveau du chant, il m'a aidé pour que je sois moins introverti. Et puis, il y a une deuxième période où on m'a vachement soutenu et aidé à monter une tournée. A l'époque, c'était assez intimidant de prendre la route avec une équipe pour tourner et être seule sur scène.
Après avoir fait pas mal de dates et de premières parties, le même pote m'a présenté Olivier Mellano. Il y a eu une super prise de contact pour bosser ensemble. On a vachement correspondu. Notre première rencontre remontait à février 2001 et nous nous sommes revus seulement en octobre suivant. Ca devenait urgent. J'avais besoin d'avoir un disque. Gaël Desbois nous a rejoint. On a vraiment pris le temps avant le faire. C'est aussi pour cela qu'il a bien pris.
Le "f" de trop à Sheriff, cela vient tout bêtement d'une erreur sur un fly pour un concert. C'est comme ça que tu as trouvé ton nom de scène ?
Tout à fait. C'est un clin d'oeil à mon nom de famille. Depuis tout petite, j'ai eu des surnoms pas possible avec mon nom... Je pense que j'avais aussi besoin de trouver une autre identité pour affirmer mon côté artiste. J'aime bien les références anglo-saxonnes que cela donne.
Justement tu parles de ton identité. Parlons de celle qui est musicale. On lit souvent que tu as décidé de t'engouffrer dans le sillon creusé par PJ Harvey ou Cat Power...
Je sais et ça me saoule. Encore, je me suis calmé avec le temps. C'est une étiquette que l'on m'a collée et je ne peux rien y faire. Ca revient encore et encore. Il y a tellement d'autres références. Certes, je préfère PJ Harvey à Annie Cordy... et encore. C'est chiant. Moi, j'ai énormément de mal a définir la musique que je fais parce que je n'ai pas de maîtres à penser. La liste des références que j'ai, elle est super longue et pourtant elle ne colle pas toujours à ce que je fais.
Le trio que vous formez, il a voulu en faire quoi de ce nouveau CD ?
Une envie de continuer la première aventure du premier album. Il fallait que je me retrouve humainement avec les deux personnes avec qui j'ai commencé à m'épanouir. Chacun de notre côté, on a continué à travailler sur d'autres projets. J'avais vraiment envie que l'on se retrouve. Ce CD, il est différent du premier. On a trouvé un autre fonctionnement.
Le disque s'appelle Games over. Il y a toute cette thématique du jeu qui me plaît. J'ai repris tous les textes des douze chansons et ça finit bien ou mal à la fin.
Pour nous, ça ressemble un peu à la rentrée des classes. Je ne pense même pas à « est-ce que ça va marcher ? ». Sur l'accueil de l'album, je suis tranquille. Ca fait longtemps qu'on a enregistré le CD, il a pris du retard dans la distribution... En ce moment, je suis très heureuse, comme une cocotte minute prête à exploser.
Pratique :
Laetitia Sheriff & amis est à l'Antipode jeudi 22. Tarif : 8 euros et 12 euros.
heu... faut sortir un peu... faut aller dans les salles de concert, regarder ce qu'il se fait etc etc, Laeticia Sheriff est une des Rennaises les plues connues en France... apres Dj Netik, je vous l'accorde... 
C'est sympa de nous faire découuvrir des artistes rennais que l'on ne conait pas ou peu. COntinuez !
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