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Florian Mona, de la réalité au rêve...
florian mona rennes
C'est au Sablier que nous avons rencontré l'artiste rennais Florian Mona. Il se produit aux Francofolies cet après-midi. L'occasion de faire le point sur ce que « l'on dit de lui ».

Florian Mona, on dit de vous que vous êtes un auteur compositeur interprète. C'est vrai ?
(Sourire.)Oui, je pense que je le suis. Compositeur sûr, interprète un peu moins. Ca se travaille avec l'expérience. On rentre mieux dans les chansons. Mais ça ne s'improvise pas. Je pense qu'il y a vraiment une marge entre compositeur et interprète.
On dit aussi que vous êtes l'ex batteur de Twirls Comics et chanteur de Monarico.
En fait, je devais avoir 18 ans. On a monté un groupe avec des potes de lycée. 500 concerts en France, Espagne, Angleterre. C'était une démarche indépendante. Puis le groupe s'est séparé, car ça ne débouchait sur rien.
Monarica est ensuite arrivé à un moment où je me sentais beaucoup plus musicien. C'était une formation originale, avec pour chacun un projet (passé, futur) différent. C'était un peu la récré ! Après je suis parti sur autre chose. Je ne me reconnaissais plus dans ce que je faisais.
On dit que vous aviez des amours anglo-saxonnes.
Je n'ai pas beaucoup écouté de chansons françaises, ni les vinyles de mes parents. Je devais avoir 14-15 ans lorsque je suis tombé sur le film Pump Up the Volume. Et là j'ai entendu « Everybody knows de Léonard Cohen. Ca a été un choc. Ensuite j'ai écouté Nirvana, Neil Young, The Pixies ou encore Bob Dylan.
On dit de vous que vous semblez plus proche de la famille des intimistes, tels Dominique A, Joseph Arthur.
Ce n'est pas volontaire. C'est peut-être dû au fait que je suis tout seul en production. C'est vrai que je suis intéressé par des artistes tels que Miossec, Dominique A, mais il y a aussi Serge Gainsbourg, Jean-Louis Murat.
On dit que votre univers paraît fragile et décalé...
D'un point de vue composition je pense beaucoup à sampler des claviers, à utiliser de vieux claviers, à triturer des sons. C'est un univers qui tient un peu de la rêverie. Je lis beaucoup de poésies. C'est le principe d'une chanson, d'amener les gens dedans grâce aux détails.
On dit enfin de vous que vous êtes en studio actuellement.
Je ne suis plus vraiment en studio. Actuellement, je suis en phase de négociation, de démarchage. L'album est terminé ou quasiment. Mais il n'y a pas de sortie officielle encore prévue. Les Francofolies sont entre autre là pour la débloquer.
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